Le 12 août 2026, une éclipse solaire sera visible depuis le Maroc, avec une part importante du disque solaire occultée dans le nord du pays. Le Maroc ne se trouve pas dans la bande de totalité : l'éclipse y sera partielle. C'est justement cette situation qui pose un problème, parce qu'une grande partie du Soleil restant visible, on peut se croire protégé sans l'être.
Pendant longtemps, la prise en charge de la myopie de l’enfant consistait principalement à corriger la vision de loin et à augmenter progressivement la puissance des lunettes au fil des contrôles.
La lunetterie médicale figure parmi les prestations couvertes par l’Assurance Maladie Obligatoire au Maroc. Pourtant, pour de nombreux assurés, le remboursement des lunettes reste encore difficile à comprendre.
L’Afrique subsaharienne concentre une proportion disproportionnée du fardeau mondial de la déficience visuelle non corrigée. Selon les estimations de l’OMS et de l’IAPB, les erreurs de réfraction non corrigées: myopie, hypermétropie, astigmatisme, presbytie représentent la première cause de déficience visuelle dans le monde,
La télémédecine marocaine a connu une évolution législative remarquable pour un pays africain. Dès 2015, la loi n° 131-13 relative à l’exercice de la médecine a intégré la télémédecine dans ses articles 99 à 102, faisant du Maroc l’un des rares pays du continent à disposer d’un cadre législatif structuré. Ce cadre a été précisé par le décret d’application n° 2-18-378, entré en vigueur le 25 juillet 2018, qui définit cinq actes télémédicaux
La contactologie mondiale est en pleine expansion. Selon les données publiées par EuromContact, l’association européenne des fabricants de lentilles de contact, la valeur totale du marché européen des lentilles souples a atteint 2 328 millions d’euros en 2024, en progression de 7,14 % par rapport à 2023. Les silicone-hydrogels dominent le marché avec une part de 84 % en valeur dans les segments hebdomadaires et mensuels, et les lentilles journalières représentent désormais 59 % du marché total en valeur. Cette dynamique mondiale se reflète avec un décalage et une ampleur différente dans le contexte marocain, où la contactologie reste un segment sous- développé par rapport à son potentiel réel.
La formation continue constitue l’un des piliers les plus stratégiques de l’évolution professionnelle dans le secteur optique. Dans un environnement où les technologies évoluent rapidement, où les attentes des patients se sophistiquent et où les exigences réglementaires se précisent, maintenir ses compétences à jour n’est plus une option : c’est une condition de survie professionnelle. Pourtant, l’accès à une formation continue de qualité reste inégalement distribué sur le territoire marocain, et les formats proposés ne correspondent pas
toujours aux contraintes réelles des professionnels en exercice.
En 2026, l’Association Marocaine des Opticiens (AMO) célèbre une étape symbolique et historique : 10 années d’engagement au service de la profession optique dans la région Souss Massa. Dix années de travail, de formation, de sensibilisation et d’actions sociales qui seront mises à l’honneur à l’occasion de l’Agadir Optic Forum 2 – Édition Anniversaire : 10 ans d’Excellence.
Le 24 janvier 2026, la ville de Tanger a accueilli une rencontre scientifique majeure dédiée à la santé visuelle : VISIOLOGIA 2026. Organisée par l’Union Professionnelle des Opticiens (UPO), en collaboration avec l’Association Marocaine des Opticiens (AMO) et l’Association Marocaine des Sciences Optiques (AMSO), cette journée s’est tenue au prestigieux Grand Hôtel Villa de France, réunissant opticiens, professionnels de la santé visuelle, enseignants et étudiants autour d’un objectif commun : renforcer la dimension scientifique de la profession.
L’avenir du secteur optique ne peut être pensé sans intégrer la dimension continentale qui s’impose aujourd’hui comme un cadre d’action incontournable. Les dynamiques africaines démographiques, économiques et sanitaires offrent des perspectives de coopération et de structuration professionnelle particulièrement stratégiques, à condition d’être abordées avec vision, méthode et sens des responsabilités collectives.
Le magasin d’optique contemporain évolue dans un environnement concurrentiel exigeant, transformé par la digitalisation des comportements d’achat et la montée des pure players en ligne. Pour rester performant, il doit conjuguer vision stratégique, rigueur financière et excellence opérationnelle. L’entrepreneuriat optique ne peut plus être improvisé : il exige une lecture fine du marché local, une compréhension précise des comportements de consommation et une capacité d’adaptation constante aux évolutions technologiques et économiques.
L’évolution du métier d’opticien ne peut être envisagée sans une redéfinition en profondeur des compétences requises. Si la maîtrise technique des équipements demeure un fondement incontournable, elle ne suffit plus à répondre aux exigences contemporaines. Le professionnel d’aujourd’hui doit conjuguer savoir scientifique actualisé, capacité d’analyse, intelligence relationnelle, vision stratégique et compréhension des mutations qui traversent l’ensemble du secteur de la santé.
La structuration réglementaire représente un pilier déterminant pour l’avenir de la profession. Elle conditionne la reconnaissance institutionnelle, la sécurité juridique de l’exercice, la confiance du public et la stabilité économique du secteur. Sans cadre clair et adapté aux réalités contemporaines du métier, la montée en compétences cliniques des opticiens risque de rester sans fondement légal solide, exposant les professionnels à des ambiguïtés préjudiciables.
La question de la reconnaissance de l’opticien comme acteur à part entière de la santé visuelle ne relève plus d’un simple débat corporatiste. Elle s’inscrit dans une transformation structurelle des systèmes de soins, confrontés à une augmentation constante des besoins, à une pression démographique croissante et à des attentes sociétales plus exigeantes en matière de prévention et d’accessibilité. Dans ce contexte, l’opticien apparaît comme un professionnel de proximité dont le rôle peut
être considérablement renforcé, à condition que la profession s’en donne les moyens.
Dans l’histoire de toute profession en transformation, il est des figures qui incarnent plus que d’autres le changement d’époque.
Ouail Ouahi et Habib Raich sont de ceux-là.
À seulement 24 ans, Manal Benmman incarne une nouvelle génération d’opticiennes engagées, dynamiques et tournées vers l’avenir. Entre passion pour la santé visuelle, engagement associatif, implication médiatique et entrepreneuriat, son parcours se distingue par sa richesse et sa cohérence.
L’optique africaine connaît depuis plusieurs années une évolution notable, portée par une prise de conscience croissante des enjeux de santé visuelle et par le développement progressif des écosystèmes professionnels sur le continent. Dans ce contexte, les dynamiques régionales et les initiatives panafricaines ouvrent de nouvelles perspectives de collaboration et de croissance.
Une nouvelle génération d’opticiens marocains est en train de redessiner les contours de la profession. Plus formés, plus connectés et plus ambitieux, ces jeunes professionnels abordent le métier avec une vision renouvelée, à la fois scientifique, entrepreneuriale et résolument tournée vers l’avenir. Leur émergence marque une rupture progressive avec les modèles traditionnels, sans pour autant renier les fondamentaux de la santé visuelle.
Au-delà de l’innovation technologique et des conférences scientifiques, le Congrès National d’Optique Lunetterie (CNOL) 2026 s’affirme cette année comme un vecteur de solidarité nationale. Sous l’impulsion de l’Association Marocaine des Opticiens (AMO) et de la société organisatrice, une collaboration stratégique a été scellée avec l’Association Achifaa, référence du milieu associatif médical au Maroc, pour transformer l’élan du congrès en actions concrètes sur le terrain.
L’installation en libéral constitue l’un des tournants les plus marquants de la carrière d’un jeune opticien. Si l’envie d’entreprendre et de servir la santé visuelle de ses concitoyens est un moteur puissant, le contexte économique actuel du Royaume impose une préparation d’une rigueur absolue.
Lauréate du prestigieux prix « CNOL d’Or – Jeune Opticienne de l’Année », Farah Zegrahi incarne une nouvelle génération d’opticiennes engagées au Maroc. Entre expertise clinique, double compétence en gestion et leadership médiatique, son parcours illustre la polyvalence et la vision moderne qu’exige la profession aujourd’hui.
Au lendemain de la clôture de la première édition du Salon Panafricain de l’Optique et de l’Optométrie (SAPOO), organisée à Ouagadougou, l’heure est au bilan et à la projection. Cet événement inédit, qui a réuni des professionnels de l’optique et de l’optométrie venus de plusieurs pays africains, marque une étape importante dans la structuration et la valorisation de la filière à l’échelle continentale.
Dans les vastes étendues rurales du Maroc, loin des centres urbains densément pourvus en services de santé, l’opticien revêt des rôles multiples : il est un professionnel de la vue, mais aussi un éducateur, un conseiller, et parfois même un dernier recours pour des populations isolées