Le président de l’AMO propose une réforme durable autour de trois piliers : cadre juridique, formation initiale modernisée et formation continue structurée.
Dans un environnement commercial de plus en plus concurrentiel, où l’acquisition de nouveaux clients coûte en moyenne cinq à sept fois plus cher que la rétention d’un client existant, la fidélisation est devenue l’un des leviers économiques les plus puissants et les plus sous-exploités dans le secteur optique. Au Maroc, où le marché de l’optique souffre d’un déficit structurel de données l’AMO (Association Marocaine des Opticiens) a elle- même déploré l’absence de statistiques
fiables sur le chiffre d’affaires, les prix et les comportements d’achat, les opticiens naviguent souvent à vue, sans indicateurs précis sur leur taux de réachat ou leur taux de fidélisation.
L’avenir du secteur optique ne peut être pensé sans intégrer la dimension continentale qui s’impose aujourd’hui comme un cadre d’action incontournable. Les dynamiques africaines démographiques, économiques et sanitaires offrent des perspectives de coopération et de structuration professionnelle particulièrement stratégiques, à condition d’être abordées avec vision, méthode et sens des responsabilités collectives.
La structuration réglementaire représente un pilier déterminant pour l’avenir de la profession. Elle conditionne la reconnaissance institutionnelle, la sécurité juridique de l’exercice, la confiance du public et la stabilité économique du secteur. Sans cadre clair et adapté aux réalités contemporaines du métier, la montée en compétences cliniques des opticiens risque de rester sans fondement légal solide, exposant les professionnels à des ambiguïtés préjudiciables.